Procès tortionnaires du viaduc

L’Etat condamné à payer 230 millions de francs CFA aux victimes, décision de l’arrêt de la Cour d’appel de Brazzaville.

Le verdict du procès  relatif aux policiers tortionnaires sous le viaduc est connu, il ressort de  cette décision  rendue le 9 février 2022, l’acquittement de deux auxiliaires et la condamnation des cinq autres prévenus  à dix ans de travaux forcés. Dans cette affaire l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme a apporté une assistance médicale, juridique et judiciaire aux familles des victimes. L’OCDH   a saisi  le cabinet d’avocats de Maitre Eric Yvon IBOUANGA  pour défendre les victimes et leur  permettre d’obtenir réparation.

 Ces derniers ont été jugés  pour association de malfaiteurs ; coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort et coups et blessures volontaires ayant entrainé une infirmité. Durant le verdict rendu  par la  Cour d’Appel de Brazzaville, deux accusés ont  été acquittés, il s’agit des auxiliaires nommés Bakala Ngandziani et de Nzamba Ronnel. Les cinq autres accusés ont été reconnus coupables et condamnés à dix  ans de travaux forcés il s’agit de Ngakeni Tadet ; Gandou Chanel ; Mobié Color alias Tyson ; Makele Eric tous des policiers et Samba Hugues auxiliaire policier.

Dans cette affaire , qui a du reste suscité  l’effroi au sein de la population et à travers le monde  par le biais de la vidéo montrant les actes effroyables de ces tortionnaires en  train de briser  des  membres inférieurs de deux citoyens et dont  un a trouvé la mort, la responsabilité de l’état congolais a été reconnu. Aussi l’Etat congolais devra-t-il verser les dommages et intérêts à hauteur de 230 millions de francs CFA aux victimes. Et selon le verdict un versement provisoire d’une avance de la somme doit être allouée aux victimes d’ici peu.

 l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) s’est fortement engagée dans cette affaire en apportant une assistance juridique, judiciaire et médicale aux victimes et en sa qualité de principale organisation des droits de l’homme au Congo elle s’est portée partie civile dans cette affaire qui a montré l’utilité de faire un grand plaidoyer  afin de réduire tant soit peu cette pratique odieuse dans les rangs des forces  de l’ordre, des commissariats et des  prisons. Signalons  que pour cette affaire des tortionnaires du viaduc, la défense a  eu trois jours pour se pourvoir en cassation. La célérité avec laquelle cette affaire a été traitée est à congratuler et ce serait bon que cela soit de même pour les autres affaires judiciaires en souffrance au niveau du palais de justice.


 

 

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Germain Ayina

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