Les parties prenantes engagées dans la gouvernance forestière

Cette  table-ronde sur les forêts, d’une journée,  a eu entre autres objectifs de faire un état des lieux de la progression des différents processus en cours sur la gouvernance forestière afin de partager les informations sur les nouveaux développements relatifs à ces processus ; d’identifier les nouveaux défis cruciaux de la gouvernance forestière; d’identifier les opportunités d’amélioration ; de renforcer l’engagement des parties prenantes pour une meilleure gouvernance forestière à travers la création d’une combinaison des synergies. Durant cette rencontre, les participants ont suivi plusieurs exposés au nombre desquels le plaidoyer  de la société civile pour l’amélioration de la gouvernance forestière ; les impacts des différents processus sur la gouvernance forestière défis et opportunités, le renforcement du  niveau de contrôle forestier, la lettre d’intention CAFI ; l’impact  de  la REDD+ sur la gouvernance forestière ; l’observation indépendante mandaté.

IL est ressorti de ces différentes thématiques le désir ardent des participants de voir le Congo effectuer une gestion durable des forêts   assortie de  la prise  en compte des doléances des populations en rapport avec leur environnement, ceci pour  permettre à ces dernières de tirer profit de cette forêt.

Le coordonnateur de la Rencontre pour la Paix et les Droits Humains Christian MOUNZEO  estime que : « les participants se sont  accordés sur une avancée significative de la gouvernance forestière au travers des réformes légales et règlementaires ainsi que les conventions internationales mais aussi au travers des différents processus qui existent comme APV FLEGT et CAFI ; maintenant il se trouve qu’il y a la nécessité de renforcement de l’inclusion de la société civile, des communautés locales et des populations autochtones d’appuyer davantage les structures publiques qui sont en charge de ces questions en matière d’appui technique, d’appui financier et en matière des ressources humaines de façon que l’ensemble des partenaires financiers développent des programmes qui se recoupent ».

« Il y a un consensus  sur le renforcement des aspects liés à la synergie de toutes les initiatives qui sont en cours parce qu’on a vu que c’est difficile que ces initiatives se développent en vase clos. Donc il y a un vrai besoin que toutes les organisations œuvrant dans ce domaine partagent leurs stratégies afin que cela permette de faire avancer la question de gouvernance forestière » a-t-il souligné.

Le coordonnateur de la RPDH a par ailleurs souligné : «  on n’est pas dans une dynamique statique ; il y a forcément des avancées. Il y a des engagements à partir du moment où  il y a des politiques qui sont conçues et qui sont appelées à être mises en œuvre. Après les défis existent, le fossé qui peut y avoir d’un côté les engagements et leur mise en œuvre effective ; il faut se souvenir que les problèmes au niveau de la base sont cruciaux et à partir de cet instant les populations ont envie de voir leur environnement changer positivement et que les solutions viennent vers ces communautés de la façon la plus rapide qui soit.  Mais on est dans un environnement ou l’administration est lente, donc du coup il y a un besoin de  briser le fossé entre les engagements et la pratique de tous  les jours, et cette  table-ronde a permis d’identifier les défis et  recommander des réformes à mener ensemble dans l’avenir ».

Présent à cette rencontre, le  Directeur exécutif de l’OCDH, Franck Chardin Aubin TCHIBINDA qui a suivi avec beaucoup d’attention les différentes présentations,  s’est félicité des avis de son association rendus avec dextérité par la  responsable du programme ressources naturelles et communautés forestières de cette ONG, Nina Cynthia  KIYINDOU YOMBO, et aussi de ceux des structures partenaires.

Le Directeur exécutif de l’OCDH a affirmé  que cette Table ronde est d’une grande importance en ce sens qu’elle regroupe au même moment les acteurs clés de la mise en œuvre des différents processus en cours se rapportant à la gouvernance forestière tant de l’administration publique, du secteur privé, de la société civile, que les partenaires techniques et financiers. Un grand moment qui nous a tous permis de comprendre que des choses se font  et que les lignes bougent, malgré la persistance de certains défis qu’il faille relever en profitant des opportunités offertes.

Cette table-ronde sur les forêts patronnée par le conseiller juridique de madame la Ministre de l’économie forestière, Bienvenu BABELA , a été   organisée grâce au soutien financier de Foreign Commonwealth and Development Office(FCDO) du gouvernement britannique et elle entre dans le cadre du projet Governance Markets and Climate Progamme(FGMC),  projet, mis en œuvre par l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme et la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme avec l’appui technique de Ferm. 

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Germain Ayina

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