L’OCDH exhorte à l’amélioration des conditions carcérales

Le directeur exécutif de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme, Franck Chardin Aubin Tchibinda,  a animé une conférence de presse le 1er Avril 2022 au siège du Groupe d’Expertise  sur les Réformes Institutionnelles en Afrique. Cette conférence co-organisée avec ses partenaires  en l’occurrence  CDHD et Ras-Le-bol  a porté sur la récurrence des décès des personnes  détenues dans les maisons d’arrêts au Congo caractérisés par l’indifférence des autorités compétentes.

Devant les chevaliers de la plume et du micro, le directeur exécutif de l’OCDH, Franck Chardin Aubin Chardin Tchibinda a dans son mot introductif dit que son association est très préoccupée  par  la récurrence des décès  des personnes en détention  dans les maisons d’arrêt ces derniers mois et ceci sous l’indifférence totale  du gouvernement. « Les conditions de détentions au Congo sont infernales, exécrables et deshumanisantes, occasionnant ainsi des décès de plus en plus nombreux des détenus » a-t-il  indiqué

IL a poursuivi en disant qu’aucune mesure préventive n’est malheureusement prise pour juguler ce déplorable phénomène moins encore aucun communiqué n’est fait à l’endroit des populations pour les élucider sur ces questions. Franck Chardin Aubin Tchibinda a martelé en disant que : « cette indifférence des autorités  congolaises consacre la poursuite  sans honte de cette série de décès en milieu carcéral. Cette doctrine sans aucun doute  visiblement établie, contredit foncièrement les engagements du Congo en matière des droits humains ».

Aussi le directeur exécutif de l’OCDH a-t-il rappelé que la série des exactions dans les prisons qui a commencé avec les cas du commissariat de Chacona en 2008, de l’ex commissariat de Brazzaville en novembre 2021 se poursuit depuis quelques semaines dans les maisons d’arrêt   de Ouesso et d’Owando ou quatre cas ont été enregistrés en deux mois. Il a par ailleurs souligné que l’OCDH et ses partenaires expriment avec consternation leur vive préoccupation sur la récurrence de décès des personnes détenues dans les prisons de la République du Congo. Franck Chardin Aubin Tchibinda a un peu plus loin révélé : « qu’il y a d’autres détenus identifiés à la maison d’arrêt d’Owando qui sont sérieusement malades pour ne pas dire qui sont à l’attente de leur mort programmée »

De ce fait, l’OCDH de concert avec ses partenaires CDHD et le mouvement Ras-Le-Bol recommandent aux autorités congolaises, d’administrer les soins de santé  appropriés  à ces détenus   malades  dans les hôpitaux disposant d’un plateau technique  requis pour les pathologies dont ils souffrent ; d’équiper les dispensaires  des maisons d’arrêt des médicaments nécessaires aux soins de santé primaires ; de doter  les maisons d’arrêt des financements nécessaires   pour assurer la nutrition  des détenus dans les conditions de respect de la dignité humaine mais  aussi  pour améliorer l’hygiène et assainir  les installations de ces lieux de détentions.

Puis, s’en est suivi un échange avec les journalistes qui ont posé des questions relative au projet de loi portant code pénitentiaire en attente de promulgation ; des raisons qui suscitent l’indifférence du gouvernement concernant les questions carcérales qui selon le conférencier sont consécutives à un acte délibéré des autorités compétentes.

Cette conférence de presse à connu la participation du premier coordonnateur du mouvement citoyen Ras –Le Bol, Bertrand Menier.

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Germain Ayina

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